Questions sur lire l'hébreu

Comment et Pourquoi 
Questions sur lire l'hébreu
 
Quelle est l'originalité de la méthode?  En quoi est-elle plus performante?
 
L'utilisation de supports basés sur des notions quasi-innées que les enfants connaissent particulièrement bien. Ceux-ci sont très motivés lorsqu'il s'agit d'outils ou de moyens familiers qu'ils aiment et qu'ils sont habitués à utiliser quand ils jouent ou qu'ils découvrent de nouvelles notions. L'apprentissage est alors vécu comme un jeu et non comme une contrainte ou une obligation.
La difficulté majeure de la lecture de l'hébreu étant la mémorisation des nombreux signes diacritiques qui, associés aux consonnes, complètent les syllabes. 

Comment procéder à l'apprentissage?
  • Les lettres de l'alphabet
  • Toutes les syllabes possibles à l'aide des supports formes et couleurs
  • Les mots à l'aide des supports formes et couleurs
  • Les phrases à l'aide des supports formes et couleurs
  • L'abandon progressif de ces supports pour une lecture courante et parfaitement autonome
On procèdera d'abord à la présentation des consonnes en indiquant leur nom et le son qu'elles représentent. Une fois cette étape accomplie, on pourra passer à la lecture des syllabes.
Si l'enfant connaît déjà les lettres de l'alphabet et sait reproduire le son de chacune: il suffira de lui montrer sans attendre la lettre placée sur l'une des formes de couleur  et de prononcer une première fois la syllabe ainsi obtenue. On fait répéter l'enfant deux-trois fois puis on passe à une autre lettre. On peut procéder de manière conventionnelle en  enseignant d'abord la voyelle a sous ses différentes formes  accompagnée des lettres. Il est recommandé de procéder dans le désordre et non en suivant l'ordre alphabétique. Mais on peut tout aussi bien enseigner deux trois syllabes portant le son i par exemple, ce qui permettra assez rapidement de faire lire un mot entier. Ceci donnera motivera sensiblement l'élève.
L'apprentissage peut se faire à partir du livre ou en s'aidant des cartes de Kal-Nikoud.
Avec les cartes de Kal-Nikoud, on pourra choisir une lettre, la déposer sur le carré rouge par exemple ou sur un cercle bleu, prononcer la syllabe deux-trois fois puis la faire répéter jusqu'à son acquisition par l'enfant.
Une fois toutes les combinaisons comprises et assimilées, l'enfant peut lire des mots et de courtes phrases, puis des textes ayant un sens.

Comment l'enfant parvient-il à reconnaître les différentes voyelles?
Les enfants savent parfaitement faire la différence entre un carré et un triangle, entre le rouge et le bleu par exemple. Il choisira le jaune pour le soleil et le rouge pour peindre le toit de la maison qu'il a dessinée. Avant même de nommer correctement les différentes couleurs il saura les distinguer. L'emploi des formes de couleur pour regrouper une voyelle donnée sous ses différentes formes graphiques (par exemple                 pour le son a) constitue un repère infaillible. Les signes de vocalisation ou signes-voyelles  sont présents car ils ont leur importance, mais on ne les met pas en exergue afin de ne pas troubler l'élève avec trop d'informations techniques. Peu à peu, sans s'en rendre forcément compte, l'enfant photographie les signes parallèlement aux formes et aux couleurs pour finir par les identifier parfaitement quand les supports seront plus tard supprimés.

A partir de quel âge la méthode est-elle recommandée?
En fait, il est possible d'aborder le sujet dès que l'enfant commence à prononcer des mots et de courtes phrases, à condition qu'on ne le force pas et que ce soit vécu comme un jeu, deux ou trois minutes à la fois mais pas plus.
On pourra commencer réellement vers trois ans mais toujours si l'enfant montre un intérêt pour la lecture. Il faut en faire un jeu, à petites doses et toujours quand l'enfant est détendu. Pour des enfants plus grands, le rythme sera différent. Aux parents et aux enseignants d'en juger. Au CP par exemple, on procèdera à un enseignement plus méthodique mais l'emploi des supports constituera inévitablement un moyen attrayant et divertissant qui les motivera davantage.   

Que pensent les spécialistes et les enseignants de la méthode?
En Israël, de nombreux enseignants ont reconnu que la méthode était innovatrice et efficace. Elle a été reconnue officiellement par le Ministère de l'Education comme moyen complémentaire à l'enseignement de la lecture pour les classes de maternelle et le CP

 
« La méthode repose sur des techniques de décryptage, en particulier des signes de vocalisation. Elle se base sur le rapport entre les couleurs et les formes géométriques, et les sons des différentes voyelles. Elle a pour vocation de restituer aux syllabes vocalisées leur importance dans la langue hébraïque et c’est là son avantage. »

Le Comité de l’inspection du Ministère de l’Education Israël

Prof. Ram Frost, Prof. Michal Shani, Dr. Ilana Ben-Dror, Dr. Evelyne Shatil 

 
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